Artiste Franco-Suisse, formé à l’École du Louvre de Paris, antiquaire, spécialisé dans les
arts décoratifs, il poursuit son apprentissage au sein d’ateliers de création de décors muraux,
puis développe ses premières activités artistiques personnelles aux USA.
De retour en France, il installe son atelier au cœur des Alpes, et réalise des œuvres
vibrantes et uniques. Amplitude libre ou arrêt mesuré, courbes ou lignes rythment ses
créations. Reliefs, tracés, superpositions et ruptures suspendent les rythmes du temps, et
impriment le mouvement.
Chorégraphe de la matière, Martin Berger puise son inspiration de la nature et de la
dynamique des gestes et du corps. Grâce à des procédés multiples, il invente de
nouvelles façons de mettre en œuvre ses pièces, qui sont autant d’aspects de son insatiable
curiosité à arpenter l’inconnu, tant humain que spatio-temporel.
Son travail abrite un regard ambivalent, entre esthétique et révélation de l’urgence de
considérer notre espace d’accueil, terre et être, comme primordial

Camille Le Dressay explore la dimension intime de l’existence : une tentative de représenter, par la matière et le volume, les chemins intérieurs qui traversent toute vie humaine. À la manière d’une cartographie sensible plutôt que géographique, ses sculptures cherchent à donner forme aux bifurcations, aux hésitations et aux décisions qui jalonnent une trajectoire de vie.
La terre s’est imposée à elle comme un médium particulièrement vivant et malléable pour élaborer ces compositions. La construction de ses pièces est paradoxale, mélange d'instinct et organisation architecturale. Elle procède par accumulation : elle trace des lignes de force, superpose des strates, façonne hauts et bas-reliefs. Ces éléments structurent la surface, captent la lumière et dessinent des reliefs où chaque forme suggère un itinéraire possible plutôt qu’une destination figée.
Entre continuité et rupture, la sculpture peut révéler un passage, une impasse ou une ouverture inattendue. Selon l’angle de vue, la perception se transforme : ce qui semblait clos devient un chemin, ce qui paraissait évident se fragmente en directions multiples. Elle invite le regard à se déplacer, à suivre des passages, à s’égarer.
Dans ces paysages sculptés, le spectateur peut alors projeter sa propre expérience du choix et du devenir, lui rappelant que l’existence est un cheminement, elle se construit dans le mouvement, l’incertitude et la transformation. Chaque sculpture est un labyrinthe des possibles, révélant la diversité des parcours humains.
Son travail cherche à évoquer la liberté des choix qui façonnent une existence : ses élans, ses détours, ces décisions, heureuses ou non, qui nous construisent et nous transforment tout au long de la vie.


